Le voyage me semblais long... J'en étais arrivé à compter les nuages qui défilaient au dessus de nos têtes, et il me semblait que le temps s'écoulait plus lentement depuis quelques instants.
Il pleuvait maintenant. Les larmes de Dieu ruisselaient sur lla grande plaque de verre, guidées par ces objets de forme longue plus communément appelés « essuie-glace ».
Nous étions en route vers notre nouvelle maison, situé au plus profond de la campagne, au mileu des bois. Mon père était très fier de son acquisition, dont il avait réussit à négocier le prix avec le vendeur, petit paysan proche de la retraite.
Ma petite soeur, réveillée depuis un moment maintenant, commençait à se débattre dans son siège automobile, lasse de ce voyage qui lui semblait interminable. Elle ne cessait de demander si nous étions bientôt arrivés, comme à l'habitude des enfants. Mon père, le sourire aux lèvres, lui répondait tendrement à chacune de ces demandes: « Non. Pas encore ma chérie ». Ces réponses ne semblaient qu'à demi la satisfaire, car son visage se fermait, avant qu'elle ne croise les bras. Mon père nous avait fait une éloge de cette maison, qu' il me pressait également d'arriver afin de découvrir ce « nid douillet ».
Le voyage fut encore long avant que mon père nous dise avoir reconnu le village dans lequel se trouvait notre nouvelle maison. Le nombre de maison que nous voyions pouvait tenir sur les extensions de notre paume. Le chemin qui menait à la maison était parsemé de branches, comme disposées en travers de la route, à croire que quelqu'un les avait disposé dans le seul but de nous empêcher de progresser dans notre périple. Nous montions, nous descendions, nous tournions à droite, à gauche, jusqu'à apercevoir un sentier qui semblait régulier de forme. Il était bordé d'arbres divers, de buissons garnis de baies multicolores. La voiture ralentit alors, jusqu'à l'arrêt total du vehicule, accompagné d'un mouvement incontrolable de notre corps vers l'avant. Lorsque mon père coupa le moteur, nous avons enfin pu entendre le bruit que faisaient les animaux franchissants les hautes herbes.
Nous nous trouvions enfin devant notre nouvelle maison... Elle semblait très ancienne, munie de volets battants et de gouttières pendantes. Elle avait quelque chose de sinistre, de glauque. Ma petite soeur semblais déçue mais surtout effrayée à la vue de cette habitation qui n'y ressemlais même plus d'ailleurs.De la mousse verdâtre avait recouvert l'ensemble de la maison, laissant les insectes parcourir et élir domicile comme bon leur semblaient. Lorsque nous sommes montés sur le perron, le bois grinça, et c'est alors que nous avons entendus une multitude de bruits ( sans doute des rats ayant élu domicile dans la demeure). Ce n'était pas le bruit le plus agréable à entendre lorsque vous abordez votre nouvel habitat.
Mon père sorti la clef du fond de sa poche, dans un cliquetis retentissant. La porte s'ouvrit dans un long gémissement.
De l'entrée nous pouvions voir la poussière omniprésente dans l'ensemble de la maison. Cette épaisse brume filtriait les rares rayons qui parvenaient à traverser l'opacité des carreaux.
Une agréable odeur de bois se faisait sentir au fur et à mesure que l'on avançait dans les pièces. Elle provenait des plancher en bois brut. Les charpentes étaient somptueuseusement apparentes au grand plaisir des parents. De part et d'autre de l'habitat, une explosion de verdure chatoyante de faisait voir à travers les nombreuses fenêtres, ce qui n'était pas pour nous déplaire. Même ma petite soeur semblait apprécier le spectacle, ses yeux bleus grands ouverts, et sa petite bouche enfantine entre-ouverte, laissant apparaître ses petites dents.
« Il y a des feuilles partout ! Wouaahhhh qu'est-ce que c'est jolie ! » avait déclaré ma soeur de sa voix cristaline. Cette déclaration était une sorte de signe d'approbation de la princesse, satisfaite de son nouveau château.
Le camion de déménagement nous avait devancé et avait pris soin de déposer les cartons à l'abri du soleil.
Ayant fait une rapide vidsite du rez-de-chaussée, nous décidions de partir à la conquête de l'étage.
À présent, nous montions les marches grinçantes, comme si elle nous supliaient de ne pas leur marcher dessus. Les marches étaient de forme étroite, ne laissant que la place nécessaire à la pose de nos pieds.


